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In April 2006, I was given the opportunity by a French
publishing house based in Paris, Manuscrit Université,
a subsidiary of Le
Manuscrit, to have part of my research published.
The title of it is "'The Bloody Chamber': un
palimpseste féministe" and it is in French.
It analyses the intertextual references present in
Angela Carter's "The Bloody Chamber", published
for the first time in 1979. It is a running commentary
of each of the ten faiyrtales present in the collection
and is essential reading for any student today that
is beginning to study Carter's writing. There will
be an English version to follow of this, which should
be published in the next few months under the title:
"'The Bloody Chamber': A Reader's Guide".
By clicking on the image to the left you will be
taken straight to the site of Le Manuscrit where it
is possible to order the book. Alternatively, it can
be found at Amazon.fr.
Any feedback would be most welcome.
Here are two short extracts:
" Le receuil "The Bloody
Chamber" d'Angela Carter fut publié pour la première
fois en 1979 et se compose de dix contes qui sont
chacun une oeuvre singulière. Sa réécriture des contes
de fées européens traditionnels pousse le lecteur
à s'interroger, à réfléchir longuement à la signification
des pierres de touche de la culture et de la société.
Elle façonne à sa guise les archétypes de notre culture
pour surprendre, choquer et fasciner le lecteur. Elle
déconstruit les critères et les rebâtit brique par
brique, facette par facette. Elle brise le miroir,
qui est formé par les personnages de ces dix contes
et dans lequel le lecteur voit le reflet non seulement
de sa propre personne mais aussi de sa culture. Mais
il reste toujours possible d'entrevoir dans cette
glace éparpillée la trace d'une "
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"L'intertextualité
est […] le mécanisme propre à la lecture
littéraire. Elle seule, en effet, produit la signifiance, alors
que la lecture linéaire, commune aux textes littéraire et
non littéraire, ne produit que le sens. (Gérard Genette,
Palimpsestes, 1982, p.9). Dans Palimpseste, Gérard Genette
définit les divers degrés de l'intertextualité, le
cas où la dérivation est à la fois « massive
» et « déclarée », comme le «
versant le plus ensoleillé » de ces jeux textuels. En
disséminant les motifs des contes de fées, Angela Carter
s'aventure sur ce versant solaire, modifiant les règles du conte
avec son ironie féministe mordante. Le problème se pose
alors de définir le conte en tant que genre littéraire.
A) Mythes, fables, rêves et contes de fées 'Fairy-tale' is
a figure of speech and we use it loosely, to describe the great mass of
infinitely various narrative that was, once upon a time and still is,
sometimes, passed on and disseminated through the world by word of
mouth. Comme point de départ, réfléchissons
à la manière de différencier les contes de
fées des mythes, ou encore des fables et du rêve. De
quelle manière pouvons-nous définir ce conte de
fées qui nous semble si familier, mais se prête à
des réécritures bien étranges? En quoi
consiste-t-il exactement? Ce sont là sans doute des questions de
base, mais il s'agit pour nous d'une réflexion primordiale,
d'une tâche d'autant plus difficile que les définitions
restent souvent fort confuses. Marie-Louise von Franz dans son
œuvre intitulée L'Interprétation des contes de
fées nous indique le point de départ suivant: Dans les
mythes, les légendes ou dans tout autre matériel
mythologique plus élaboré, l'on n'atteint les structures
de base de la psyché humaine qu'à travers une couche
d'éléments culturels qui les recouvre. Les contes de
fées, par contre, contiennent bien moins de matériel
culturel conscient spécifique, aussi reflètent-ils avec
plus de clarté les structures psychiques fondamentales. Il
semblerait donc que les différents genres aient des similitudes,
et qu'il s'agisse plutôt d'une question de degré.
D'ailleurs le Petit Robert définit le conte de fées comme
essentiellement chimérique: Récit merveilleux. Fig..
Aventure, fait étonnant et charmant […] Histoire
invraisemblable et mensongère. Mais les mythes? Ne sont-ils pas
merveilleux, également? Les fables ne sont-elles pas des
histoires invraisemblables? Et les rêves ne peuvent-ils pas
être les mensonges de chacun d'entre nous? Bruno Bettelheim, dans
son œuvre Psychanalyse des contes de fées, se livre
à une définition du conte de fées par comparaison
avec les mythes, les fables et les rêves. La première
constatation qui s'impose c'est que le conte de fées s'adresse
principalement au monde intérieur de l'individu: Le conte de
fées ne se réfère pas clairement au monde
extérieur, bien qu'il puisse commencer d'une façon assez
réaliste et qu'il soit tissé de faits quotidiens. Pour
Bettelheim le conte n'est pas le miroir du monde extérieur,
comme le roman, mais le reflet naïf d'un monde intérieur:
La nature irréaliste de ces contes (qui leur est
reprochée par les rationalistes obtus) est un
élément important qui prouve à l'évidence
que les contes de fées ont pour but non pas de fournir des..." |
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Finally, 2007 saw the publication in
English of this book on Angela Carter's "The Bloody Chamber".
Andrew Milne translated and added extensive material in English
for further research - web sites related to the ten tales that Carter
re-wrote.
Extract:
In this collection of ten fairytales, each of which has its
own particularity, Angela Carter extends the exploration of her imaginary
senses. Her rewriting of traditional European tales forces the reader to
question himself and to think a great deal about the imaginary milestones of our
cultural make-up. She shapes to her own uses the archetypes of our culture to
surprise, shock and fascinate us. She deconstructs that societal construction
and rebuilds it brick by brick, word by word. She shatters the mirror that is
formed by the characters of the ten tales and in which the reader sees not only
his own reflection but also that of society and his culture. But, it is still
possible to glimpse in the shattered splinters of glass traces of a refracted
and fragmented personality. The reflection “Puss-In-Boots” is the first really
comic story. The comedy comes from the dressing up and the misunderstandings
that arise from those disguises. Impudence and bawdiness are the seal of this
writer. The tale is inspired by the English fairytale of the same name, but it
is based on the commedia dell'arte, through a celebration of physical love and
sensual pleasure with ordinary sexuality. The plot is centered on a young man
that takes in a cat. But what a surprise! It can talk. Figaro is certainly a
character created by Beaumarchais, but it is also the name of Carter's cat. The
hypertext is based on Le Barbier de Séville more than on the original tale of
Puss in Boots, and Carter reuses the themes of the work, hiding certain
elements...
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